[CHOC ]Procès de Ghislaine Maxwell: une ex-mondaine aurait séduit de jeunes filles pour un riche prédateur sexuel et célèbre JEFRREY EPSTEIN !

Lors de son procès pour crimes sexuels, Ghislaine Maxwell dépeinte en « maîtresse de maison » de Jeffrey Epstein

Selon l’ancien majordome de l’homme d’affaires mort en prison en 2019, la mondaine britannique était chargée de préserver le secret des crimes sexuels du financier.

Le tribunal de Manhattan, où se déroule le procès de Ghislaine Maxwell, à New York, aux Etats-Unis, le 30 novembre 2021. CARLO ALLEGRI / REUTERS

A son procès à New York pour trafic sexuel de mineures, Ghislaine Maxwell, ancienne compagne et collaboratrice du milliardaire américain Jeffrey Epstein – mort en prison, en 2019, avant d’avoir été jugé –, a été dépeinte, jeudi 2 décembre, comme la « maîtresse de maison » du financier, chargée de préserver le secret de ses crimes sexuels.

Juan Alessi, ancien majordome d’Epstein dans sa résidence de Palm Beach (Floride) dans les années 1990, a témoigné devant le tribunal fédéral de Manhattan, qui juge depuis lundi l’ultramondaine Ghislaine Maxwell. La fille du magnat de la presse Robert Maxwell est soupçonnée d’avoir été la « rabatteuse » d’Epstein, pour qu’il exploite sexuellement des jeunes filles mineures entre 1994 et 2004. Si elle est reconnue coupable, la Franco-Américano-Britannique de 59 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité.Lire aussi  Article réservé à nos abonnésLa défense de Ghislaine Maxwell, accusée de trafic sexuel de mineures, accable d’emblée les plaignantes

Juan Alessi, un Equatorien, a raconté aux jurés comment Mme Maxwell avait imposé un nombre « incalculable » de règles très strictes dans la maison de Palm Beach, dont la plus terrifiante interdisait de croiser le regard de Jeffrey Epstein. « Ne le regardez pas dans les yeux, tournez la tête et répondez-lui », se rappelle s’être entendu dire Juan Alessi.

« Vous ne voyez rien, n’entendez rien »

« Rappelez-vous : vous ne voyez rien, n’entendez rien, ne dites rien, sauf à répondre à une question qui vous est directement adressée », énumère une sorte de règlement intérieur de la maison d’Epstein de cinquante-huit pages. « NE JAMAIS révéler à quiconque ce que font M. Epstein ou Mme Maxwell », ordonne encore le règlement, selon Juan Alessi, qui a quitté son poste à la fin des années 1990. Le majordome devait préparer l’arrivée d’Epstein dans sa résidence de Floride et notamment s’assurer qu’un pistolet était dans le tiroir de la table de nuit du financier.

Habillée de noir, Mme Maxwell a écouté la déposition en silence. Elle est en détention provisoire depuis l’été 2020 et plaide non coupable des six chefs d’inculpation, dont celui de trafic sexuel de jeunes filles mineures.Lire aussi  Article réservé à nos abonnésGhislaine Maxwell, riche héritière devenue « meilleure amie » et recruteuse présumée du milliardaire pédophile Jeffrey Epstein

Mardi et mercredi, une témoin cruciale du procès, « Jane », avait expliqué parfois en larmes comment le couple Epstein-Maxwell l’avait abordée en 1994 et comment le financier l’avait agressée sexuellement à plusieurs reprises, chez lui à Palm Beach, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Juan Alessi a en effet dit se souvenir de deux jeunes filles à l’époque des faits, parmi lesquelles « Jane », qu’il avait vue une première fois avec sa mère ; il a même dit être allé la chercher à l’école.

Présumée victime terrifiée

L’une des quatre présumées victimes, surnommée Jane pour garder son anonymat, a confié mardi à la cour fédérale de Manhattan qu’elle avait 14 ans lorsqu’elle a eu son premier contact sexuel avec Jeffrey Epstein.

Sous serment, elle a expliqué comment l’homme s’était masturbé sur elle. «J’étais figée de peur. Je n’avais jamais vu de pénis avant et encore moins quelque chose comme ça. J’étais terrifiée et je me sentais dégoûtante. J’ai eu honte», a-t-elle raconté, pleurant plusieurs fois durant son témoignage.https://c7c291b827eddc9f2dc8fe20104d72db.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Jane affirme avoir eu des relations sexuelles avec Epstein pratiquement toutes les deux semaines, de 14 à 16 ans, à sa résidence de Palm Beach et ailleurs. Elle se souvient avoir voyagé environ dix fois avec le couple.

Lorsque Ghislaine Maxwell était présente, elle agissait «comme si c’était normal», en lui montrant notamment «comment Jeffrey voulait être massé», a-t-elle rapporté.

Jane dira plus tard qu’Epstein aimait qu’elle lui torde les mamelons pendant qu’il la maltraitait.

Orgies

Parfois, d’autres jeunes femmes se joignaient à eux et les ébats devenaient des massages sexuels de groupe.

Selon la présumée victime, Mme Maxwell encourageait les autres à commencer à se déshabiller, Jeffrey montait sur la table de massage et cela se transformait en orgie.

«C’était des baisers, des relations sexuelles orales entre elles, des relations sexuelles orales avec Jeffrey…», a-t-elle décrit. Des jouets sexuels étaient utilisés, comme des vibromasseurs sur le vagin des filles.

Contre-interrogatoire musclé

Mercredi, l’une des avocates de la défense, Laura Menninger, a pointé des incohérences dans le témoignage de Jane. Celle-ci a justifié ses oublis ou ses hésitations parce qu’elle dévoilait ses «secrets les plus honteux de toute sa vie».

La défense lui reprochait aussi de dramatiser son témoignage, rappelant qu’elle avait été actrice dans des feuilletons sentimentaux.

Enfin, Jane a déclaré ne pas avoir de plainte civile en cours parce qu’elle avait été dédommagée à hauteur de 5 millions $ US (2,9 millions $ après les frais) par le «fonds Epstein», un mécanisme officiel de réparation puisé dans la fortune du milliardaire après sa mort.

AMADOUÉE AVANT D’ÊTRE ABUSÉE

«Jane» avait 14 ans quand Ghislaine Maxwell l’a approchée pour la première fois en 1994, près d’une colonie de vacances artistique dans le Michigan, alors qu’elle mangeait des glaces avec des amis.

Selon la présumée victime, une femme grande et mince s’est approchée d’eux.

«Elle promenait un mignon petit Yorkie et nous avons demandé si nous pouvions caresser le chien. Nous avons commencé à bavarder», a raconté Jane.

Rapidement, Epstein s’était joint à eux. Le couple, après s’être intéressé aux activités artistiques de Jane, lui avait demandé son numéro de téléphone, car l’adolescente vivait le reste de l’année à Palm Beach, en Floride, où le milliardaire américain avait une résidence.

A l’époque, la jeune fille avait perdu son père neuf mois plus tôt d’une leucémie et vivait avec sa mère et ses frères dans une maison prêtée par des amis.

De retour en Floride, Epstein avait invité la mère de Jane à prendre le thé, multipliant les compliments sur les talents artistiques de sa fille et se présentant comme un possible soutien financier, a-t-elle dit devant le jury.

Puis elle a commencé à aller seule dans la villa de Jeffrey Epstein, qui lui donnait de l’argent pour sa mère, tandis qu’à d’autres moments, Ghislaine Maxwell l’emmenait au cinéma ou faire du magasinage.

Un jour, alors qu’elle n’avait encore que 14 ans, Jeffrey Epstein «a juste pris ma main et m’a dit de le suivre», a-t-elle raconté au procès, avant de décrire des abus sexuels.

ELLE RISQUE LA PRISON À VIE

Ghislaine Maxwell est détenue aux États-Unis depuis l’été 2020 et encourt la prison à vie au terme d’un procès qui devrait durer six semaines. Les douze jurés devront déterminer si elle a participé au vaste trafic sexuel dont était accusé l’homme d’affaires.

D’après les chefs d’accusation, elle aurait également participé aux agressions sexuelles avec son ex-compagnon, chez elle à Londres ou chez lui, à Manhattan, en Floride ou encore au Nouveau-Mexique.

La femme de 59 ans est accusée de:

-Conspiration pour inciter des mineurs à voyager pour se livrer à des actes sexuels illégaux;

-Incitation d’un mineur à voyager pour se livrer à des actes sexuels illégaux;

-Conspiration pour transporter des mineurs dans l’intention de se livrer à des activités sexuelles criminelles;

-Transport d’un mineur avec l’intention de se livrer à une activité sexuelle criminelle;

-Conspiration de trafic sexuel;

-Trafic sexuel d’un mineur.

JEFFREY EPSTEIN S’EST SUICIDÉ EN PRISON

Le riche financier Jeffrey Epstein a été accusé d’avoir abusé sexuellement de dizaines de mineures et s’est pendu dans sa cellule en prison en 2019, avant de pouvoir être jugé. Sa mort avait provoqué un scandale, car elle privait ses victimes d’un procès. Ghislaine Maxwell a été arrêtée environ un an plus tard.

Le milliardaire, qui possédait des résidences à New York, en Floride, au Nouveau-Mexique et dans les îles Vierges, avait bien été condamné en Floride en 2008 pour avoir payé des jeunes filles pour des massages. Cependant, il n’avait fait que 13 mois de prison à la suite d’un accord confidentiel avec le procureur de l’époque.

JET-SET ET PERSONNALITÉS CONNUES

Le premier témoin de la poursuite était Lawrence Visoski, un pilote d’avion ayant travaillé pendant 30 ans pour Jeffrey Epstein. Il a dit avoir déjà transporté dans un avion du milliardaire des célébrités comme le prince britannique Andrew, Donald Trump et Bill Clinton. Il s’est aussi souvenu de l’acteur Kevin Spacey.

Il a dit ne pas avoir vu de passager avoir des relations sexuelles avec des mineurs.

Le prince Andrew est accusé d’avoir «agressé sexuellement» Virginia Giuffre, alors mineure, à trois reprises: à Londres chez Ghislaine Maxwell et dans les propriétés du financier américain à New York et dans les îles Vierges. Le prince britannique nie ces allégations.

Un autre ami d’Epstein, l’ex-agent français de mannequins Jean-Luc Brunel, a été inculpé en décembre 2020 pour viols et agressions sexuelles.

sources : //

https://www.journaldemontreal.com/2021/12/05/proces-de-ghislaine-maxwell-une-ex-mondaine-aurait-seduit-de-jeunes-filles-pour-un-riche-predateur-sexuel

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/03/a-son-proces-pour-crimes-sexuels-ghislaine-maxwell-depeinte-en-maitresse-de-maison-de-jeffrey-epstein_6104531_3210.html

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